dimanche 30 décembre 2012

Test n°3 : macérât de fleurs de soucis dans de l'huile de pépins de raisin - une belle huile de calendula !

L'huile de calendula est un grand classique dans les macérations huileuses, mais j'aime beaucoup cette huile. Elle est, selon moi, une indispensable du quotidien !

Présentation

Les fleurs de souci (officinale)


 
J'aime beaucoup ces jolies plantes. Elles sont faciles à cultiver dans le jardin. Aux saisons chaudes, j'en fais pousser pour les faire sécher et les ajouter dans mes préparations.
D'après Wikipédia, le souci a des capacités tinctoriales (teinture). Cette plante est très intéressante pour la peau : elle est réparatrice, anti-inflammatoire, anti-oxydante (les rides), traite les irritations, les brulures (des tests probants sont en cours pour traiter les peaux abimées après une radiothérapie).

L'huile de pépin de raisin

Cette huile est obtenu à partir de la pression des pépins de raisin (comme son nom l'indique !). C'est une huile assez sensible à l'oxydation. Par contre, elle a un touché pas trop gras, qui absorbe bien. Je l'ai choisi ici, notamment parce qu'elle n'a pas d'odeur. C'est donc intéressant de voir si les macérations donnent une odeur particulière.

Ses principes actifs :
  • lutte contre le vieillissement de la peau,
  • nourrissante,
  • bonne huile de massage.
Ingrédients :

2 cuillères à café de fleurs de souci séchées réduites en poudre X 3 macérations

4 cuillères à soupe d'huile de pépin de raisin.

La recette, pas à pas :
Rapide :
  • Versez les deux ingrédients dans le pot.
  • Placez votre préparation dans une yaourtière (chauffe douce à 50° maxi, ce qui n'altère pas les huiles, beurres). Laissez les pots non couverts, quelques heures à chaud.
  • Laissez poser, refroidir en couvrant durant une journée.
  • Filtrez la préparation (entonnoir + filtre à café).
  • Ajoutez dans l'huile des fleurs de souci « neuves» pour recommencer le processus de macération, et saturer l'huile en principes actifs des fleurs.
  • Recommencez le processus chauffe à la yaourtière + pause, 3 fois en tout.

Résultat :

 
Couleur : l'huile de pépin de raisin a changé de couleur : elle est devenue plus orangée.

Odeur : semble plus noisette, boisée 

Utilisation :

  • à intégrer dans des crèmes, lait, baumes pour réparer la peau – phase huileuse
  • pour les soins bébés, par exemple en huile de massage
  • en huile réparatrice pour les mains abîmées l'hiver (testée et approuvée ; )


vendredi 28 décembre 2012

Test de macérât n°2 : l"urucum

L'urucum :

C'est une plante amazonienne, très riche en bêta-carotène (100 fois plus que la carotte), et en vitamine C. Elle sert :
  • à protéger la peau du soleil, des insectes (moustiques),
  • elle stimule la mélanine,
  • a un effet anti-oxydant (contre le vieillissement de la peau !)
  • elle a des propriétés tinctoriale (teinture), notamment pour donner un côté halé à la peau.

L'huile de pépin de raisin

Cette huile est obtenu à partir de la pression des pépins de raisin (comme son nom l'indique !). Ici elle est de qualité biologique, car je souhaite l'utiliser sur la peau.

C'est une huile assez sensible à l'oxydation. Par contre, elle a un touché pas trop gras, qui absorbe bien. Je l'ai choisi ici, notamment parce qu'elle n'a pas d'odeur. C'est donc intéressant de voir si les macérations donnent une odeur particulière.

Ses principes actifs :

  • lutte contre le vieillissement de la peau,
  • nourrissante,
  • bonne huile de massage.
Mode opératoire :

Ingrédients :

2 cuillères à café d'urucum en poudre X 3 macérations

4 cuillères à soupe d'huile de pépin de raisin.

La recette, pas à pas :
Rapide :
  • Versez les deux ingrédients dans le pot.
  • Placez votre préparation dans une yaourtière (chauffe douce à 50° maxi, ce qui n'altère pas les huiles, beurres). Laissez les pots non couverts, quelques heures à chaud.
  • Laissez poser, refroidir en couvrant durant une journée.
  • Filtrez la préparation (entonnoir + filtre à café).
  • Ajoutez dans l'huile de l'urucum« neuf» pour recommencer le processus de macération, et saturer l'huile en principes actifs de l'urucum.
  • Recommencez le processus chauffe à la yaourtière + pause, 3 fois en tout.

Résultat : l'huile a changé de couleur. Elle a pris une jolie teinte orange. La texture de l'huile semble plus épaisse.

Odeur : plus noisette ?

Utilisation :
à intégrer dans des crèmes, lait, baumes pour préparer la peau au soleil.


mercredi 26 décembre 2012

Test macérât n°1 : bardane dans du beurre de karité


Dans le cadre d'une formation aromathérapie, j'ai du faire un exercice intéressant : tester différentes formes de macérât huileux.

J'ai choisi d'en faire différents : des classiques et des saugrenus. Le but est le test !

En test : les fleurs de soucis séchées, les feuilles de sauge fraiche de mon jardin, le café moulu, les fleurs d'arnica séchées, la poudre d'urucum, des fleurs de lavande séchées, de la bardane séchées, et de la fève de Tonka.

Chaque jour, je vais vous donner mes impressions sur un des macérât réalisé : processus de fabrication, mes observations, et comment utiliser ce macérât.

L'intérêt de la fabrication de macérât est de transférer les principes actifs d'une plante dans une huile, un beurre.

Je zoomerai aussi sur les principes actifs de chacune des plantes.

Voici le premier :

Macérât de Bardane dans du beurre de karité

Présentation

La bardane, : on la trouve un peu partout. Les fleurs forment des boules « piquantes / collantes » qui s'accrochent aux habits, qui font penser au velcro.

Les principes actifs

La bardane les cheveux :
  • freine la chute des cheveux,
  • prévient la calvitie,
La bardane pour la peau :
  • traite les infections de la peau (acné, dartres, furoncles, abcès, psoriasis, par exemple).
  • Traite les crevasses, piqûres d'insectes
La bardane est connue pour son action détoxifiante. (Source : Nos Grands mères savaient de Jean Paliseul)

Le beurre de karité :

C'est un beurre végétal, issus bien souvent d'Afrique de l'Ouest.

Mode de fabrication du beurre de karité : En premier lieu, on pile les noix de karité. À l’issue de cette première étape, on obtient des pâtes qui sont ensuite bouillies avec de l’eau dans une grande marmite. Ce procédé consiste à séparer la graisse qui se décante sur l’eau avec les pâtes huileuses qui constituent le beurre de karité après être malaxé. Ce processus est bien évidemment traditionnel, mais de nos jours, les exploitations industrielles requièrent des matériels très sophistiques et des opérations plus raffinées. Parmi les techniques industrielles utilisées, on peut citer la pression mécanique et l’extraction de l’huile par un solvant. Sources : http://beurredekarite.net

Il est utilisé en Afrique depuis très longtemps. Il fait partie de la « trousse de toilette, pharmacie » des femmes africaines. Il est préparé de différentes sortes (trituration, bien souvent) pour soigner les cheveux abimés, hydrater, protéger la peau, et même en massage pour les bébés. On le trouve, vendu à chaque coin de rue, dans les pays producteurs.

Présentation : beurre de couleur jaune à blanche. Il est sur une texture très grasse, qui se liquéfie autour de 35°.

Les principes actifs

Le beurre de karité est riche en vitamine A, E, D. Il nourrit, répare la peau, l'hydrate (ou permet de garder l'eau contenue dans la peau). Il protège la peau des UV. Il est un régénérant cutané puissant.

Macérât de bardane dans du beurre de karité, le mode opératoire :

Ingrédients :

2 cuillères à café de bardane X 3 macérations

4 cuillères à soupe de beurre de karité

La recette, pas à pas :

  • Faites fondre au bain marie le beurre de karité.
  • Ajoutez la bardane dans le beurre liquéfié.

Deux solutions :
    Patience... Laissez infuser pendant 3 semaines les plantes dans le corps gras.
    Rapide :
  • Faites chauffer au bain marie le beurre de karité pour le rendre liquide.
  • Ajoutez la bardane dans le beurre liquide.
  • Placez votre préparation dans une yaourtière (chauffe douce à 50° maxi, ce qui n'altère pas les huiles, beurres). Laissez les pots non couverts, quelques heures à chaud.
  • Laissez poser, refroidir en couvrant durant une journée.
  • Chauffez la préparation au bain marie pour la liquéfier à nouveau et filtrez (entonnoir + filtre à café).
  • Ajoutez dans le liquide de la bardane « neuve » pour recommencer le processus de macération, et saturer le beurre en principes actifs de la bardane.
  • Recommencez le processus chauffe à la yaourtière + pause 3 fois en tout.


Résultat : processus assez contraignant avec le beurre. Ici, on obtient un beurre super réparateur, et certainement salvateur pour les cheveux abîmés, voir pour la chute de cheveux.

Odeur : pas de changement d'odeur particulier.

Couleur : le beurre n'a pas changé de couleur.

Utilisation :
  • à intégrer dans un baume réparateur de la peau avec les HE adaptées (lavande pour gerçures, hélichryse pour les bleus...)
  • Ingrédients majeur pour un masque de cheveux abîmés.

mercredi 12 décembre 2012

Liquide vaisselle écolonomique


J'ai testé différentes recettes de liquide vaisselle depuis quelques années :

 
Une recette à base de savon noir. La recette (de Nathalie, tout faire soi-même) : une cuillère de bicarbonate, ½ verre de savon noir, ½ litre d'eau, quelques gouttes d'HE. Comme la première, je n'étais pas totalement satisfaite en cas de vaisselle très sale.


La fameuse recette de Raffa. Facile à réaliser, rapide. Je l'ai testée un moment, en la trouvant trop liquide. Elle lave bien, mais file à toute vitesse, car difficile à doser.
 
Eau + savon de Marseille + HE
  • Une recette à base de savon de Marseille. La recette : 500 ml d'eau bouillante pour 20g de paillette de savon à dissoudre + quelques gouttes d'HE.

Cette formule ne me semblait pas assez efficace quand on a des casseroles vraiment sales. Pas assez de mousse... Oui, je sais, ce n'est pas la mousse qui lave, mais en même temps, je suis « enduite » de certaines habitudes !



Atteinte de fainéantise, je suis revenue à la recette de Raffa. J'ai trouvé un moyen de la rendre plus pratique : le flacon pompe. Il est ainsi bien plus facile de doser ! 
 
La voici :

Ingrédients pour 500 ml :

  • une cuillère de bicarbonate de soude : dégraisse, anti-odeur
  • une cuillère de vinaigre blanc : désinfectant naturel
  • 100 ml de liquide vaisselle écologique (histoire de garder une vraie démarche écolo )
  • 350 ml d'eau bouillante, un peu refroidie
  • 15 gouttes d'HE au choix. J'aime bien menthe ou citron (prix, parfum)

Coût des ingrédients : 0,45€ pour 500 ml

Les ustensiles : un saladier, un fouet, un entonnoir, un flacon pompe de récup

La recette, pas à pas :

  • Versez le bicarbonate dans le saladier, et versez-y l'huile essentielle. Mélangez.
  • Ajoutez ensuite le vinaigre blanc. Laissez mousser, mélangez pour dissoudre le bicarbonate.
  • Ajoutez le liquide vaisselle. Mélangez doucement.
  • Ajoutez pour terminer l'eau.
  • Versez le tout dans le flacon pompe.
Photo de Raffa

Voilà, c'est pratique, facile et permet d'avoir un liquide vaisselle écologique, pas cher. Le litre de liquide vaisselle, acheté en magasin va durer au moins une année, de ce fait !
 
 
Juste en passant... évitez de faire votre vaisselle en laissant couler l'eau. Mieux vaut utiliser deux éviers (ou bassines) pour nettoyer et rincer. Pour la planète, merci ; )

dimanche 2 décembre 2012

Baume soin pour les peaux abimées par le froid


Ça y est… le froid est là : on frise les zéro degrés dans le Nord. Au plus chaud de la journée, un poussif 4° pointe le bout de son nez. Les loulous se mouchent plus souvent. Ils ont leur nez tout irrité, les joues abimées par le froid. J’ai donc réalisé un p’tit baume, vite fait. Le but est de soigner les gerçures, irritations, tout en les protégeant du froid.

Voici donc la recette.

Les ingrédients pour un pot de 50ml :
-      3g de cire d’abeille : pour durcir les huiles, effet réparateur du miel
-      10g de beurre de karité : protège, adoucit, émollient, hydratant
-      30g d’huile de  calendula : réparateur, traite les irritations
-      4g d’oxyde de zinc : purifiant, protecteur, antiseptique, réparateur
-     5 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie : aide au renouvellement cellulaire, utilisé aussi pour l'odeur
Coût des ingrédients : 1€55
Ustensiles : un bol, casserole pour bain marie, une spatule, une balance, une cuillère - le pot : récup !
La recette, pas à pas : (niveau facile)
-      Désinfectez les ustensiles, pot, plan de travail, les mains à l’alcool ;
-      Pesez les ingrédients et faites fondre la cire au bain marie ;
-      Une fois la cire presque fondue, ajoutez le beurre de karité.
-      Quand celui-ci est aussi proche de la texture liquide, ajoutez l’huile de calendula.
-      Retirez du bain marie, ajoutez l’oxyde de zinc en mélangeant activement.
-      Lorsque le mélange prends en masse (se durcit), ajoutez l’huile essentielle.
-      Dernière étape, la mise en pot.
-      Il est bon de taper le pot pour ôter les bulles d’air dans le pot. Cela permet de garder la préparation plus longtemps, d’éviter le rancissement rapide des huiles.

Ici, il n’y a pas de conservateur parce que c’est un mélange sans phase aqueuses (base eau), donc c’est moins sensible. Aussi, l’oxyde de zinc a des effets fongicides, bactéricides.


Mon avis : c’est un baume « familial » bien pratique pour les grands comme les petits. J’aime bien l’odeur qui me fait penser à un univers douillet de chez une Grand-mère (effet Madeleine de Proust ?). Il est agréable à appliquer : fondant, ne laisse pas trop l’effet gras sur la peau, contrairement à ce que je m’attendais. Côté efficacité, nickel : le nez ou joues irrités sont à neuf après quelques applications !

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Animation "ménage au naturel" - France 3, janvier 2014

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