mercredi 27 novembre 2013

J'ai testé la lessive à base de cendre

J'ai souvent vu les fabricants de lessive à la cendre comme des écolo un peu illuminés. 
Suis-je donc passée du côté obscure de la force ?!
Après les nettoyages bluffants de la vitre de mon insert cheminée avec de la cendreI, je passe à la lessive.
Ça fait longtemps que j'avais repéré la méthode sur le net, même parlé de la démarche dans mes ateliers lessive, mais jamais pris le temps de tester.
Voici le résultat :



Les ingrédients :
  • 1 verre (moyen) de cendre de cheminée : prendre la plus fine, facile à filtrer ; et la plus blanche, car c'est celle qui n'a pas été re-chauffée. Elle est ainsi plus efficace.
  • 1 litre d'eau, j'ai pris celle du robinet.
Les ustensiles : un seau ou saladier selon la quantité choisie, un entonnoir, un filtre à café, un flacon de récup ou bouteille d'eau vide, propre .
La recette :
  • Faites bouillir 1 litre d'eau, histoire de la stériliser, ou utilisez de l'eau déminéralisée (voir celle qui sort du sèche-linge).
  • Versez la cendre dans l'eau, dans un saladier par exemple.
  • Laissez macérer à couvert, pendant 3 jours.
  • Filtrez avec un filtre à café placé dans l'entonnoir. C'est plus ou moins long, selon si on prends le dessus de la préparation (eau) ou le fond (la cendre).
  • On obtient un liquide transparent, trouble, très légèrement plus jaunâtre que l'eau. 



    Le jus obtenu est chargé en potasse, ingrédient de base de nos savons liquides :  ICI 
  • Je ne repère aucune odeur particulière. J'ai testé le pH, histoire de voir le changement de visu... L'eau que j'ai utilisé est à un pH autour de 7,5. Après le macérat de cendre, il passe à 10 (pH très basique, inverse d'acide). 
  • Il s'est donc bien opéré un changement dans cette eau cendrée ! Vu le côté basique de la préparation, mieux vaut éviter de trop tremper les mains dedans ! Ce qui est intéressant, c'est le côté basique de la préparation qui agira comme conservateur, comme l'eau de chaux (enfin, je vais vérifier si avec le temps l'eau change de texture, se trouble...).
Si j'ai bien compris, la couleur du jus final dépend du type de bois brûlé et de la qualité de la cendre.
Bon, trêve de blabla, quel est le résultat de mon test du le linge ? ?
Je lave habituellement avec de la lessive home made, avec peu d'odeur.
Là, je ne constate pas de différence avec celle de d'habitude. Je crains juste pour le linge blanc (qui semble se ternir). J'ai donc ajouté un peu de percarbonate de soude (eau oxygénée en poudre).
Le côté moins pratique est que cette lessive est liquide, pas super pratique à utiliser. J'ai mis un verre dans une machine normale.
Le grand intérêt de cette méthode est le prix imbattable ! Et finalement la facilité de fabrication !
Pour terminer, voici, quelques idées judicieuses, glanées dans des forums :

  • préparer sa cendre pour l'année : la récupérer, la passer au gros tamis (genre ceux des seaux de plage de nos enfants?!) et les mettre en bocaux pour l'été.
  • Pour éviter de filtrer : mettre la cendre dans un torchon propre, le fermer et le faire macérer dans de l'eau. Au bout de quelques jours, il ne reste plus qu'à retirer le torchon, le presser. Cela évite le passage un peu poussif du filtrage.
  • Pour aller plus vite : dans une marmite, faire bouillir la cendre, enfermée dans un torchon propre, jusqu'à ce que ça mousse comme de la lessive. Filtrer une fois le jus refroidit. Cela évite d'attendre les jours de macération. J'ai tester celui-là et suis nulle en serrage de torchon, j'ai donc filtré quand même, mais ça marche super, c'est rapide.
  • Autre idée, inspirée par Constance : nettoyer les vitres avec la macération de cendre. Résultat nickel !

mercredi 20 novembre 2013

Comment faire les courses de produits locaux, tous, à moins de 10 mn de chez moi ?

J'ai découvert un nouveau concept de courses, pour acheter de bons produits en provenance de petits producteurs du coin, sans faire des dizaines de kilomètres pour les trouver...

C'est un copain, pourtant éloigné du militantisme DD / écolo, qui m'en a parlé. Merci Mike ; )
Voici le concept, tel que je l'ai utilisé :
nous sommes 5 à la maison, avec pas mal d'occupations, alors les courses, c'est vite fait, bien fait... nous sommes depuis quelques temps adeptes des drives qui nous font gagner du temps, de l’énergie !
Qui adddoooorrre les courses avec trois enfants qui font une compétition à coup de « mouha je veux ça !! ». Bhen, pas moi !

Donc, le système s'appelle « la ruche qui dit oui ». Il en existe un peu partout en France. Il y a même un blog ICI
Une personne motivée peut lancer une communauté à proximité de chez lui. Il suffit de trouver, d'une part, un certain nombre d'adhérents, prêts à acheter des produits via le site, et d'autre part, des producteurs locaux. Chez nous, c'est 20 producteurs à moins de 50 km, pour plus de 1000 adhérents à ce jour. 
Le site permet la rencontre entre les deux, et prends 8% des ventes.
Nous, consommateurs, nous pouvons ainsi acheter nos produits, à aller  les chercher une fois par semaine, dans un créneau horaire donnée (pour moi, le jeudi de 16h à 19h).
J'ai donc commandé quelques produits. Les prix sont un peu plus chers que ce que j'achète habituellement, mais la qualité (pain bio, producteur locaux...) est bien au RDV ! On y trouve légumes, fruits, pains, viandes, douceurs sucrées, charcuterie, plats cuisinés, boissons...



Ce qui est chouette, c'est le respect du producteur : les produits sont livrés si le producteur vends un minima à la communauté. Ça lui permet un vrai gain, respectueux du travail fait : pas de fabrication, déplacement pour 10€ de vente, par exemple.
Je suis allée pour la première fois chercher ma première commande, ravie de découvrir ce nouveau concept. Tout est bien préparé, numéroté. Le frais dans un camion réfrigéré, les légumes, pains, dans un sac numéroté.
C'est un de producteur locaux qui m'a servit. Nous vérifions la commande ensemble. Dans ma commande, il y avait ses propres produits (un fromage frais à la fraise, une pâte à l'ail et fines herbes de son cru). Il m'a donné des conseil de cuisine, des recettes sympas. J'ai bien apprécié ce contact, qui m'a donné l'envie de recommander, notamment son beurre à l'ail !

Ce qui est motivant, c'est aussi d'acheter de la viande de qualité, avec une production à quelques kilomètres de chez soi. 


Quand on voit certains reportages sur la viande... comme ici, sur le jambon. Après ça, finit pour moi, le jambon en barquette ! 
http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/diffusions/12-11-2013_148769 
(reportage de l'emmerdeuse, Olivia Mokiejewski, diffusé sur France 2 en novembre 2013 intitulé : Une vie de cochon)

Nous avions le droit aussi à une dégustation de pain bio, histoire de nous familiariser au goût des différents pains (épeautre, campagne...). 

Par rapport à un magasin, les clients se regardent, se sourient. On a plus l'impression en effet d'appartenir à une communauté : sans l’achat de mon voisin de voiture, je n'aurai pu acheter le fromage frais à la fraise ! (si le quota était non atteint).

J'aime bien ce concept, pour acheter des produits de bonne qualité, avec un contact humain, vraiment sympa ! 

mercredi 13 novembre 2013

Comment nettoyer une vitre d'insert pour 0€ ?



En voila une méthode toute simple, et gratuite !

Nous avons la chance d'avoir un insert (ou poêle à bois) depuis quelques années, acheté d'occasion. Il trône dans notre séjour. Notre poêle sert presque tous les jours dès que la saison froide arrive à tel point qu'on se passe du chauffage central (mi-saison...). La petite contrainte est qu'on ne voit plus danser les flammes dans notre cheminée, tant la vitre est sale. J'aime bien cette chaleur qui casse l'effet humide de certaines pièces l'hiver.


Bref...

la méthode pour nettoyer la vitre de l'insert, parce que, c'est beau un feu !

Les ustensiles :

une vieille éponge (genre même pas grave si elle est irrécupérable après nettoyage), un bol d'eau, des cendres (celles au fonds de l'insert...), du sopalin.

La recette, pas à pas :

Il suffit d'humidifier l'éponge, puis de la tremper de cendre.


En frottant la vitre avec l'éponge cendrée, quelques minutes, la vitre va perdre la suie peu à peu.

Pour terminer, comme l'éponge est noire (en principe, sinon, il n'y avait rien à nettoyer !), passez un dernier coup de propre avec le sopalin pour fignoler le nettoyage.
 

Je suis toujours aussi surprise de voir le résultat simple et rapide avec cette méthode. Il faut dire que eau + cendre = potasse (ou base de savon liquide). A terme, avec la cendre macérée, on peut aussi faire de la lessive. A tester un de ces jours ; )
En plus, utiliser une méthode presque gratuite ; éviter un nettoyant chimique, ça me va bien ! (en moyenne 5€ pièce...)
Bon, vous m'en direz des nouvelles, eihn, les copains d'insert ?


 

dimanche 3 novembre 2013

J'ai testé un nouveau shampoing : la poudre de shikakaï

J'ai découvert, il y a peu de temps la poudre de shikakaï, en guise de shampoing.
Quezako ? La poudre de shikakaï est issue de l'écorce, les feuilles ou les gousses de l'arbre, séchées et réduites en poudre. 
le shikakaï, version fruits

On trouve ce fruit en Inde, et les locaux ont l'habitude d'utiliser cette plante pour les soins des cheveux. Skikakaï signifie « fruit pour les cheveux », selon wikipédia (ICI). Ce qui est motivant, c'est que indiennes ont souvent des cheveux magnifiques !
La poudre est ultra fine, ce qui est agréable pour se rincer les cheveux ; moins, si on la respire (ça fait tousser si je ballade le bout de mon nez au dessus à l'ouverture du sachet).


 Comment une poudre peut-elle nettoyer comme un shampoing, me direz-vous ? Après quelques recherches, je vois que shikakaï est bourré de saponine, qui a pour effet d'être un actif lavant.
Le shikakaï a différents bienfaits :
  • stimule la repousse des cheveux,
  • fait briller
  • renforce
  • diminue les pellicules,
  • assainie le cuir chevelu, évite les démangeaisons,
  • lave...
Comment l'utiliser ?
Simplissime : il suffit de mélanger 1 part de poudre pour 2 parts d'eau.
OU
au feeling, le but est d'obtenir une pâte lisse et homogène pour que ce soit facile à étaler.

Je suggère d'utiliser cette recette à la minute, de patouiller à chaque utilisation. Comme c'est une préparation à base d'eau, c'est donc un terrain favorable à l'arrivée des bactéries...
    Les avantages de ce shampoing :
    - c'est économique : 2 cuillères à soupe (pour moi) en moyenne par utilisation, soit près de 0,30€ la dose de shampoing (près de 4€ le sachet de 250g sur le net)...
    - Ce qui est intéressant, dans ce produit, c'est la possibilité de faire selon ses envies, avec ajouts d'ingrédients comme du lait à la place de l'eau, du vinaigre, des eaux florales, HE, voir huiles en masque.
    - C'est un soin pour les cheveux 100% naturel, avec juste une plante broyée !

    : ( 
    Un moins à souligner : l'emballage en sachet n'est pas des plus pratique, surtout à entreposer dans la salle de bain... J'ai mis le sachet dans une boite à café, histoire d'éviter les accidents fortuits !

Comme j'aime bien me faire ma p'tite idée, je me suis amusée à tester le shampoing sur quelques têtes de ma famille.
Voici le retour de ces différents tests :
  • Cheveux courts, garçon : facile à étaler, facile à rincer. Il a les cheveux fins. J'ai trouvé que le shampoing lui a donné les cheveux plus brillants, renforcés. Pourtant, le temps de pause a duré... 1 mn, il a plongé la tête dans le bain à peine le dos tourné, pfff !
  • Sur cheveux mi-long, fins : l'application n'est pas glamour. Ma fille n'a pas aimé l'odeur, pourtant légère. J'ai trouvé que c'était assez long à rincer, et pas évident à démêler, si bien que je lui ai appliqué ensuite un démêlant (home made, bien sûr !). A retenter sans. L'état de l'eau du bain (hum...).

  • Sur mes cheveux, mi long, fins, peu de volume : le résultat me plait beaucoup : mes cheveux sont revigorés, semblent plus denses et très doux.
    Pour ma part, je l'ai appliqué en vrac sur ma tête, avec un léger massage.

    J'ai vu quelques tutos sur le net où les filles commencent à étaler la pâte de shikakaï soit par les racines, mèches par mèches, puis massent ; soit par les pointes, puis remontent vers les racines.
    Je trouve que pour la douche rapide du matin ce n'est pas le plus pratique. Cela prends du temps de faire le patouillage, la pause de quelques minutes, le rinçage qui est plus long. Je ne sais pas si je vais m'habituer, moi qui est souvent en mode speed le matin...
    Je pense que c'est un soin sympa, quand on a du temps pour se bichonner...
    NB : J'ai testé hier le shampoing avant la douche sur cheveux secs, histoire de simplifier la logistique / temps de pause... C'est pas mal ! 

    Je vais tester sur le long terme (là, je n'ai fait que 2, 3 shampoings) pour voir les bénéfices sur le long terme. 

    Et j'vous dis quoi, einh ! (je suis du Nord ; )


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Animation "ménage au naturel" - France 3, janvier 2014

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