mardi 29 mai 2012

Des beaux p'tits savons : argile rose et karité

 
Voilà un moment que je n'avais plus savonné, et nada en stock pour la famille, alors en route ! Je suis partie de mes réserves d'ingrédients « en trop » à la maison. pour la réalisation de cette recette. Ce qui est bien avec le savon, c'est que la soude « fige » les ingrédients et permet de les conserver longtemps. Je vide donc mes surplus de beaux produits, proches de la fin de vie.
J'ai réalisé la fameuse recette de saponification à froid apprise chez Cristine. Ça me va bien : simple, efficace, pourquoi s'en priver !
Les ingrédients :

- 500g d'huile d'olive
- 219,8g de lessive de soude (en magasin de bricolage : de la soude déjà coupée à l'eau, ça évite les émanations de vapeurs)
- 40g de beurre de karité (8%)
- de l'argile rose pour la couleur : environ une cuillère à soupe
- de la spiruline, aussi pour la couleur : environ une petite cuillère
- 30 gouttes d'HE de lavandin : pour l'odeur

Coût des ingrédients : 8€ les 12 savons soit 0,66€ le savon

Les ustensiles :

- Le déguisement adapté pour la sécurité optimum : lunette, tablier, gants.
- Un mixeur à soupe (de préférence à utiliser seulement pour les savons, évitez de refaire vos soupes avec !), 3 saladiers, une balance une spatules, cuillères, moules souples de votre choix (ou version récup : boite de lait, boite de spring*les ronde...) .

La recette pas à pas : (niveau moyen)

Précaution importante : portez des gants en caoutchouc, un tablier en plastique, des lunettes de protection pour éviter les projections de soude au moment du mélange.
  • Pesez les différentes ingrédients.
  • Faites fondre le beurre de karité jusqu'à ce qu'il soit liquide.
  • Versez la soude dans l'huile d'olive (et pas l'inverse !! ) et mélangez au mixeur à soupe. La trace apparaît (en fait, la texture se solidifie et laisse une trace plus épaisse lors du mélange).
  • Une fois la trace obtenue, versez le beurre de karité. Là le surgraissage se fait. Ça donne donc les fameux savons surgras.
  • Selon les couleurs souhaitées, séparez le mélange en deux ou trois.
  • Gardez un saladier tel quel dans le premier saladier.
  • Dans le second, j'ai ajouté l'argile rose.
  • Dans le troisième, j'ai mélangé la spiruline. Pour ce dernier, le résultat est mitigé : ça laisse les petits points verts dans le savon.
  • J'ai utilisé un tube de spring*les (apéro) et mélangé la pâte neutre et la rose. Le résultat est sympa.
  • Démoulage après une bonne journée : le savon s'est solidifié, mais reste juste assez mou pour le découpage en tranche.
  • Reste plus qu'à attendre les 3 semaines à 1 mois de cure, dans une pièce à température constante, avant utilisation. Au plus j'utilise tôt les savons après la cure, au plus ils fondent vite. Patience, donc !
    L'odeur est chouette, subtile, pas trop forte, à renouveler !

dimanche 20 mai 2012

Quelques idées pour se préserver la santé

J'avais envie de partager un bout d'article du Biocontact d'avril 2012, intitulé la « Vers une santé durable ».
Ce qui est dit ici est un mix de certaines valeurs qui m'animent : harmonie corps/esprit (merci la sophro ; ), prendre soin de soi de différentes manières tel qu'une alimentation réfléchie, entretenir un mode de vie plus sain en lien avec la nature, un entourage positif, aimant, poser les choses sans précipitation, se donner de l'énergie avec des projets...
Je vous livre donc ce joli texte, si ça peut en inspirer certains ?!

" La santé, tout simplement

Choisir l'harmonie, pas les conflits.
Réduire votre bol alimentaire, élever sa qualité.
Élever la part du végétal, cru (et cuit à la vapeur).
Ralentir, réfléchir, respirer (en conscience ), rire, ces quatre R valent leur poids de rubis.
Vivre lentement pour vieillir lentement.
Fuir les pollutions chimiques, électromagnétiques, lumineuses et sonores.
Goûter le silence.
Fréquenter la nature.
Limiter votre exposition au soleil.
Dormir quand vous avez sommeil (préservez-le ! ).
Faire de l'exercice physique.
Avoir au moins un projet qui vous donne de l'énergie.
Ne pas entretenir de vieilles pensées.
Faire l'amour régulièrement.
Aimer.
Fréquenter des personnes autonomes, calmes, constructives, responsables (soyez-le vous-même ).
S'informer sur la santé et la nutrition."

Restons modeste, je suis loin de suivre la totalité de ces bons principes ! En progression, donc !

dimanche 13 mai 2012

J'ai fait ma peinture maison...

Une nouvelle rubrique : le bricolo-écolo...

J'ai envie de partager ma fameuse recette de peinture à la chaux. Nous avons fait pas mal de travaux dans les différentes pièces de notre logis. Dernière phase, la peinture. Dans le but de créer un environnement sain, exempt de COV (Composés Organiques Volatiles) et autres joyeusetés polluantes, j'ai opté pour une peinture « propre ». Petit tour d'horizon dans les magasins de bricolage... et grosse déprime. Le prix des peintures écolos me semblent exorbitants !


Qu'à cela ne tienne, je vais réaliser ma propre peinture. Je trouvé une recette sur le net qui me semblait accessible. Je l'ai réadaptée selon la texture que je souhaitais.


Je suis loin d'être une spécialiste du bricolage ou de la peinture. Je souhaite, simplement, partager mon humble expérience et espère ne pas faire frémir les professionnels !!


J'ai donc réalisé un enduit (ou badigeon) à la chaux. J'obtiens, en fait, une peinture à effet, plutôt texture épaisse. Elle donne une finition type enduit.


Cette recette demande, quand même :
  • Un peu de confiance en soi (ou d'insouciance) : allez, je me lance, même pas peur de pourrir un mur !
  • Ténacité : elle est peu couvrante. Elle nécessite donc plusieurs couches, selon l'effet recherché.
  • Un poignet en forme, parce que là, ça va bosser !


Les ingrédients :
  • 280 de chaux éteinte
  • 700 ml de lait entier
  • 330 ml d'huile de lin
  • 800 g de blanc de Meudon : c'est de la craie
  • des ocres de la couleur souhaitée, à délayer dans du lait. Je vous invite à peser et noter sur un carnet les quantités d'ingrédients utilisées pour recommencer la couleur souhaitée.

A noter :
  • la chaux éteinte : issue du calcaire sert à donner de la matière à la peinture. Elle assainait et laisse respirer les murs, évite la condensation.
  • le lait entier, parce que les graisses et la caséine contenues dans le lait permettent l'éffet collant de la peinture.
  • l'huile de lin : jaune-orangée. Attention aux couleurs qui changent avec le jaune. Sinon, mieux vaut trouver une superbe huile de lin transparente en magasin écolo. Ici, l'huile de lin sert de liant. Il a pour propriété de protéger les bois : il protège de l'humidité, des insectes.
  • le prix du blanc de Meudon varie du simple au double dans les magasins. Pour repère, je l'ai trouvé à 3€ le kilo chez Bricorama (jusqu'à 5€ les 500g dans certains magasins). Si vous avez de grandes surfaces à peindre, ça vaut le coût de comparer !
  • Ocre : le plus propre possible : dommage de faire une peinture de qualité avec des ocres toxiques. A trouver en poudre en magasin bio ou en magasin de bricolage écolo !?


Coût des ingrédients : 4€ le litre de peinture.


Le prix peut grandement varier selon la qualité de l'huile de lin. Celle vendue en magasin de bricolage, pas chère, est de couleur jaune-orangée. Pour faire un bleu, ça donne une couleur verte.
J'ai trouvé une belle huile de lin, incolore, en magasin de bricolage écolo (Kbane) à 40€ les 3 litres... ce qui double le prix au litre de la peinture. Je l'ai utilisée seulement pour la peinture bleue.


Ustensiles :
  • Un fouet assez puissant. J'ai utilisé malaxeur un spécial travaux, relié sur une visseuse. C'est efficace !
  • Un seau ou ancien pot de peinture propre.
  • Une balance
  • Des gants pour manipuler la chaux, voir peindre (éviter les tâches).
  • Un bac à glace qui ferme avec un couvercle pour garder les surplus de peinture.
  • Un pinceau, plat, large de 15 cm.


La recette, pas à pas :
  • Peser les différents ingrédients et versez-les dans le seau. Commencez par les poudre et ajoutez ensuite les liquides (sauf les ocres, à verser dans la peinture à la fin, au préalable dans un petit peu de lait).
  • Mixez à chaque ajout avec le malaxeur. 
  • Continuez de mixer assez longtemps, jusqu'à obtenir un liquide pâteux sans grumeaux.
  • La texture obtenue est plus épaisse qu'une peinture, un peu comme un enduit liquide.
Ajoutez l'ocre diluée dans du lait au préalable. La quantité dépend de la couleur souhaitée.


Mise en œuvre :
1/ Préparer vos supports :

  • scotch sur les prises, le long des portes, fenêtres, ou plaintes...
  • pose de journaux (ou autre support de protection) pour éviter de salir le sol
  • l'enduit à la chaux se pose sur un mur blanc. Nous avons essayé à même le placot (marron-gris) et malheureusement, ce n'est pas assez couvrant. Il faut donc, au préalable, une sous-couche blanche, voir légèrement teintée de la couleur finale. Cette méthode permet de gagner du temps (une couche ?!)
2/ L'application :


  • L'enduit à la chaux se fait au pinceau plat, large. Pour avoir un bel effet, le mieux est d'étaler les couches successives en croix.
  • Il est nécessaire d'appliquer 3 à 4 couches, toujours de la même façon, en croix, ce qui donnera un bel effet à la peinture.
  • Veillez à mixer régulièrement la liquide, pour éviter que le blanc de Meudon ne tombe au fond et laisse des trainées blanches sur le mur. 
A noter : la couleur définitive n'est pas la même à la pose et lorsque la peinture est sèche.


Mon avis :
Je vais essayer d'être objective et de donner les points positifs et négatifs de cette aventure « faire soi-même sa peinture »

Le positif :

  • Pas d'odeur à la pose de la peinture, ni après.
  • La peinture  est vraiment écolo. La chaux purifie l'air avec la lumière du soleil, fongicide (grâce à son côté alcalin, obtenu par la chaux). C'est vraiment bon pour mon intérieur !
  • J'aime bien le résultat de la peinture à effet. Le même résultat en peinture à effet (en plus, en non écolo m'aurait coûté un bras ! J'ai vérifié ; )
  • Le coût est moindre au regard d'une peinture à effet ou d'une peinture écolo en magasin.
  • Ça, ça n'a pas de prix : la fierté d'avoir fait et réussit ma propre peinture maison !
Le négatif :

  • la peinture est peu couvrante, elle nécessite donc, soit d'étaler en couche épaisses, soit plusieurs couches. La mise en œuvre est donc longue : au pinceau et pas au rouleau. Elle demande donc du temps (et/ou du courage).
  • La peinture n'est pas lisse, elle laisse sur le mur une texture type enduit léger. Je pense au long terme : est-ce que j'aurai à nouveau envie de ce type de texture sur mon mur dans quelques années ?!
Deux pièces de mon intérieur ont bénéficié de la peinture à la chaux : une chambre et mon salon.

Pour la chambre, bleu et sable, ça a demandé une bonne dose de persévérance. Un bleu joli est difficile à obtenir. Nous avons persisté, trouvé la bonne huile de lin, usé de l'huile de coude. Le jeu en vaut la chandelle !!


Pour le salon, j'ai opté pour des murs de différentes couleur, dont un à effet avec l'enduit à la chaux. J'aime beaucoup le résultat.


Et vous, prêt à tenter ??


vendredi 4 mai 2012

La cosmétique naturelle, quels ingrédients pour démarrer ?

Comme promis dans l'article sur les ustensiles de la cosmétique naturelle ICI, voici quelques ingrédients intéressants à avoir pour démarrer en cosmétique maison. Une lectrice du blog et des participants à mes ateliers m'ont déjà interpellé sur le sujet, alors, j'essaye d'apporter quelques éléments de réflexion...

Que dire sur le sujet ? Il existe des multitudes d'ingrédients sympas. Alors, lesquels choisir ? 
Pas évident, d'autant que ça dépend vraiment des recettes, des cosmétiques qu'on a envie de patouiller. 
Et puis, quand on s'y met, on repère toujours une recette sympa, mais il nous manque L'ingrédient. Et on en veut toujours plus...
Je vais donc vous donner quelques familles de produits qui me semblent intéressantes pour réaliser des soins type crèmes, baumes, par exemple. A chacun(e) ensuite de se les approprier pour les adapter à son type de peau. 

Voici le kit de départ : 

Les eaux florales

issues de la distillation des plantes, elles servent de base aqueuses (eau) pour réaliser les laits, les crèmes, les lotions toniques... Elle ont une fonction d'hydratation de la peau (apporter de l'eau). Ces eaux ont la magie de transmettre en douceur les bienfaits des plantes. Il existe même une façon de traiter certains maux avec l'hydrolathérapie.                                                       
Précaution : choisissez avec soin vos eaux florales. Elles sont parfois vendues en grandes surface et lorsque je regarde les composants et que j'y trouve « parfum, paraben et autre joyeuseté... » ça n'a rien de naturel ! S'il est écrit « issus de distillation de la plante », c'est OK.
Un article pour bien choisir vos eaux florales : ICI 



Les huiles végétales, deuxième composant des crèmes, laits, baumes. Elles ont pour fonction de nourrir et protéger la peau. Les huiles doivent être choisies bio (de préférence), mais surtout de première pression à froid. Cela veut dire que l'huile est extraite mécaniquement (et pas avec un solvant), qu'elle n'est pas chimiquement travaillée comme la plupart des huiles de tables du commerce. Les huiles sont issues de graines, et transmettent les propriétés des fruits ou céréales (huile d'avocat, germe de blé, noyau d'abricot...).

Découverte de quelques huiles : 
pépin de pomme : ICI
- huile de coco : ICI
exemple de macérat huileux : ICI



Les beurres végétaux, comme le beurre de karité, le beurre de cacao... sont aussi des corps gras, issus de végétaux. Ils ont pour fonction de nourrir la peau, de maintenir l'eau contenue dans la peau.
Un article sur le beurre de karité plus en détail : ICI


Les conservateurs Sans les conservateurs, nos crèmes ne dureraient que quelques jours à température ambiante ! Il existe deux types de conservateurs : ceux pour les corps gras, et ceux pour les phases aqueuses (base eau). Pour éviter que les huiles ne rancissent, nous utilisons la vitamine E. La conservation des produits à base huile est plus longue car le risque de contamination est faible.

Par contre, la contamination est plus rapide sur les cosmétiques à phase aqueuse. Les germes peuvent s'y développer plus rapidement. Plusieurs possibilités en conservateurs : le cosgard, géogard (du benzylalcohol en fait) conservateur chimique à base d'alcool, certifié Ecocert, donc utilisable en cosmétique naturelle.

Autre possibilité, l'extrait de pépin de pamplemousse (EPP pour les intimes), il a l'avantage d'être naturel, mais est moins efficace.

Il est aussi possible d'utiliser le sorbate de potassium et le sodium benzoate, qui sont des conservateurs alimentaires chimiques. Ces derniers sont très efficaces, mais chimiques.
Les huiles essentielles : elles sont des concentrés de plantes à l'état pur !Il faut, par exemple, 200 kg de lavande en fleurs pour 1 litre d'huile essentielle ! Elles sont fabriquées, souvent, pas distillation des plantes. Elles ont de grandes propriétés, mais il faut savoir les utiliser avec précaution (surtout pour les petits et les femmes enceintes). En dosage pour les crèmes, pas plus de 2 à 3%. Chaque huile essentielle contient des molécules odorantes qui renferment des propriétés spécifiques. La lavande varie en contient plus de 250 connues, cela veut dire qu'elle a de nombreux bienfaits !

Les cires : ce sont des agents de texture. La cire d'abeille, la plus connue, a pour but de durcir une huile végétale. Elle servira donc d'ingrédient pour réaliser les baumes.
Quelques recettes : 
- baume calendula ICI 
-  du tigre ICI 
- détente ICI 

Les émulsifiants : ce sont des agents qui servent à lier l'eau (eau florale, par exemple) et l'huile. Elles sont incontournables pour faire les crèmes, laits. Souvent, ce sont des cires émulsifiantes. Les plus connues : l'olivem 1000, qui donne des crèmes riches.
Quelques recettes d'émulsion : 
Les gommes : les plus connues sont les gommes guar, de xantane, ou l'agar agar. Elles servent à gélifier un liquide. Utile pour les laits, shampoings, maquillages... La xantane et gomme guar sont utilisées à froid, comme à chaud.



Les tensio-actifs : ils permettent de donner un agent nettoyant, ou moussant, ou émulsifiant (pour mélanger intimement l'eau et l'huile) à nos shampoings, savons liquides. Certains sont doux, mais nettoient peu, d'autres sont super nettoyant, mais plutôt irritants. Le mieux est de mélanger les deux : l'un nettoyant et l'autre doux.


Les parfums : les fragrances naturelles sont utilisées en cosmétique maison. Elles sont issues en macération sur glycérine ou alcool. Certaines sont allergisantes. Testez donc vos produits dans le pli du coude. A la place, prenez les parfums légers des hydrolats contenus vos crèmes ou laits.

J'ai remarqué que les parfums synthétiques des cosmétiques du commerce me deviennent insupportables...
Exemple de recette d'un parfum : ICI


NB 1 : J'ai retenu une chose de mes formations : il n'est pas nécessaire de tout avoir en stock. Commencez avec quelques produits, apprivoisez-les, apprenez à bien les utiliser. Par la suite, vous grandirez avec eux dans vos compétences de cosméteux(se).

NB2 : fouillez sur le blog avec le module "Recherche", il y a plein d'autres recettes ! 

Nombre de visites

Animation "ménage au naturel" - France 3, janvier 2014

Contacter Sophieaunaturel

Nom

E-mail *

Message *